Buddha bowl

Buddha bowl

“Buddha bowl à composer selon l’humeur”

Un grand choix de légumes, céréales, légumineuses, sauces et petites choses à picorer… et chacun compose son bol comme il l’entend. À table, ça devient presque un jeu. 😺

À la maison, nous avons depuis longtemps réduit notre consommation de viande et de poisson, autant par goût que par envie de varier davantage les menus.

C’est comme ça que j’ai découvert, il y a quelques années, le fameux Buddha bowl. À l’époque, il était partout dans les recettes végétariennes et véganes, mais ce qui m’a surtout séduite, c’est sa simplicité : il n’existe pas vraiment un bol de Bouddha, mais autant de bols que de saisons, d’envies… et de fonds de placard.

Et finalement, c’est encore ainsi que je préfère le préparer aujourd’hui.

Lorsque nous sommes entre amis, je ne dresse même pas les bols à l’avance. Je dispose tout sur la table dans de petits plats, un peu comme pour un mezzé, et chacun se sert selon ses envies.

Résultat : une table pleine de couleurs, beaucoup de petits plats à goûter et, surtout, personne obligé de manger exactement la même chose que son voisin. C’est convivial, ludique et particulièrement pratique lorsque les goûts diffèrent.

Mais au fait, pourquoi « bol de Bouddha » ?

On raconte parfois que le nom ferait référence au bol à aumônes des moines bouddhistes, dans lequel les fidèles déposent différentes nourritures.

Une légende bouddhique raconte notamment qu’après l’Éveil, des divinités auraient offert plusieurs bols au Bouddha, qui n’en aurait finalement fait qu’un seul.

Jolie histoire, certes, mais mieux vaut la prendre comme telle : le “Buddha bowl” tel qu’on le connaît aujourd’hui est surtout une appellation moderne pour désigner un bol végétal généreusement garni.

Comment composer son bol ?

Je pars généralement de quelques grandes familles :

  • une base de céréales et/ou de légumineuses : riz, quinoa, boulgour, lentilles, pois chiches…
  • des légumes, crus et cuits
  • une source de protéines, par exemple tofu, tempeh ou légumineuses
  • quelque chose de croquant : noix, graines, pignons…
  • des herbes fraîches
  • et surtout une bonne sauce, parce qu’un bol magnifique mais sec reste un bol triste. 😺

Une version testée entre amis

Voici par exemple ce que j’avais proposé lors d’un repas :

L’avantage, c’est que rien n’est figé.

En automne, on peut très bien remplacer les asperges par de la courge rôtie, ajouter des champignons ou du chou.

En hiver, légumes-racines, chou rouge et lentilles feront merveille.

Au printemps, asperges, petits pois et herbes fraîches reprennent leur place.

Et en été, tomates, concombre, aubergines et courgettes font pratiquement tout le travail.

Deux vinaigrettes pour varier les plaisirs

Pour accompagner les bols, j’aime bien proposer deux sauces.

Vinaigrette aux trois huiles

Mélanger huile d’olive, huile de noisette et huile de tournesol avec du jus de citron, un peu de vinaigre de cidre, de la ciboulette, du persil, une petite cuillère de moutarde de Dijon, fleur de sel et poivre.

Ajouter un peu d’eau glacée si nécessaire pour obtenir une sauce plus fluide.

Vinaigrette au sésame

Mélanger sauce soja, vinaigre de riz, Mirin,  huile de sésame grillé et huile de tournesol.

Ajouter quelques graines de sésame grillées juste avant de servir.

Et surtout…

Ne cherchez pas à reproduire exactement le même bol à chaque fois.

Le principe est justement de faire avec la saison, ce que l’on aime et ce que l’on a sous la main.

Et si vous recevez des amis, posez tout au milieu de la table et laissez chacun bricoler son propre chef-d’œuvre. Il y aura forcément quelqu’un pour construire un bol parfaitement équilibré… et un autre pour mettre trois fois plus de houmous que tout le monde. 😹

Bonne dégustation !

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