🎨 TARTE À LA CASSONADE

🎨 TARTE À LA CASSONADE

Un petit morceau de Belgique pour les après-midi gris

Un après-midi d’automne, un peu de spleen, le ciel qui hésite entre bruine et grisaille…

« Et si la pluie tambourine aux vitres, que le ciel s’est mis au gris belge et que l’après-midi appelle un peu de douceur, autant sortir une part de tarte à la cassonade et ouvrir La Comtesse des digues de Marie Gevers. Il y a des jours où le spleen mérite d’être accompagné dignement. 😸 »

Pour beaucoup de Belges et de Nordistes c’est une vraie Madeleine de Proust. Chaque région, chaque famille ou presque, a sa version : plus ou moins riche, plus ou moins crémeuse, parfois au sucre blanc, parfois à la cassonade… mais toujours avec ce petit goût de retour à la maison.

Personnellement, j’ai toujours eu un faible pour la version à la cassonade. Au point d’en faire ramener de Belgique quand l’occasion se présente 😼

J’en utilise d’ailleurs aussi pour la carbonnade flamande et dans quelques autres plats où son petit goût caramélisé fait toute la différence.

Et puis il faut bien l’avouer : ce n’est pas une tarte qui cherche à impressionner. Une pâte levée, du sucre, de la crème, quelques œufs… et c’est tout. Comme quoi, avec peu de choses, on peut quand même faire beaucoup de bonheur.

Un peu d’histoire, quand même

Au début du XIXe siècle, les difficultés d’approvisionnement en sucre de canne poussent à développer davantage la culture de la betterave sucrière en Europe.

Le mot cassonade vient du terme ancien casson, utilisé pour désigner un sucre brut vendu autrefois sous forme de pain.

Et en Belgique, la cassonade de betterave va rapidement trouver sa place dans les cuisines… et surtout dans les tartes 😺

Une petite part pour le goûter… ou pour vérifier, très sérieusement, qu’elle est bien réussie. 😺

Ingrédients pour un moule de 28 cm

Pour la pâte

  • 260 g de farine tamisée
  • 9 cl de lait tiède
  • 1 œuf
  • 80 g de beurre fondu puis tiédi
  • 35 g de sucre blanc
  • 21 g de levure fraîche
  • 1 pincée de sel

Pour la garniture

  • 200 g de cassonade
  • 1 œuf entier
  • 1 jaune d’œuf
  • 20 cl de crème fraîche
  • quelques noisettes de beurre

Préparation de la pâte

Dans le bol du robot, placez la farine, le lait tiède, l’œuf, le beurre fondu, le sucre et la levure fraîche émiettée.

Pétrissez à l’aide du crochet jusqu’à ce que la pâte devienne homogène.

Ajoutez alors le sel et continuez à pétrir quelques minutes.

La pâte doit être souple, ferme et ne plus coller aux doigts.

Formez une boule, couvrez le bol d’un torchon propre et laissez lever pendant environ 2 heures.

Oui, je sais… deux heures. Mais les bonnes tartes savent très bien se faire attendre 😼

Montage

Préchauffez le four à 180 °C chaleur tournante

Beurrez généreusement un moule à tarte de 28 cm.

Étalez la pâte au rouleau sur un plan de travail légèrement fariné, puis foncez le moule.

Badigeonnez légèrement les bords avec un peu d’œuf battu.

Dans un bol, fouettez l’œuf entier, le jaune et la crème fraîche.

Répartissez la cassonade uniformément sur le fond de tarte.

Versez ensuite doucement le mélange œuf-crème par-dessus.

Terminez avec quelques petites noisettes de beurre.

Cuisson

Enfournez pour environ 40 minutes.

La tarte doit être bien dorée, avec une garniture prise mais encore légèrement moelleuse.

Laissez tiédir avant de servir.

Et là, avec une tasse de café ou de thé, le spleen d’automne peut aller se rhabiller 😸

Bonne dégustation !

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