Steamboat singapourien
Steamboat singapourien, le hot pot qui rassemble tout le monde
J’ai découvert le steamboat à Singapour, et pour moi il reste indissociable de ces repas où la table se construisait petit à petit.
Au restaurant, le principe était aussi simple que redoutablement convivial : au centre de la table, un bouillon fumant ; autour, une carte parfois vertigineuse de viandes, poissons, fruits de mer, légumes, boulettes et raviolis.
Papa prenait la carte, chacun annonçait ce qui lui faisait envie, et la commande prenait forme au fil des choix : un peu de bœuf, des crevettes, quelques boulettes, des légumes, des raviolis… jusqu’à ce que la table se retrouve couverte de petits plats. 😸
Ensuite, chacun faisait cuire ce qu’il avait choisi directement dans le bouillon.
À Singapour, les tables sont souvent prévues pour accueillir le système de chauffe directement en leur centre. À la maison, j’utilise une casserole électrique en cuivre qui remplit parfaitement son office et permet surtout à tout le monde de rester autour de la table.
C’est aujourd’hui l’un de mes grands classiques lorsque nous recevons des amis. Et, comme souvent avec le steamboat, la première question après le repas est : « Tu as la recette ? »
La réponse est à la fois oui… et pas tout à fait, parce que le principe même du steamboat est de composer selon les envies, ce que l’on trouve et les goûts de ceux que l’on reçoit.
Le bouillon
Pour le bouillon, j’utilise généralement une base spéciale steamboat ou hot pot, achetée en épicerie asiatique.
Je lui ajoute toujours :
- des bâtons de citronnelle
- du gingembre frais
Ensuite, je l’adapte selon mon humeur et surtout selon les convives : un peu plus doux pour certains, davantage relevé pour d’autres, éventuellement un trait de sauce soja ou un peu de sambal.
Chez moi, le bouillon change un peu à chaque fois. La citronnelle et le gingembre sont toujours de la partie ; pour le reste, tout dépend de l’humeur de la cuisinière… et de la résistance au piment des invités. 😼
Préparer une quantité généreuse de bouillon et en garder une partie chaude à côté afin de pouvoir en rajouter au fur et à mesure du repas.
Que mettre autour du steamboat ?
C’est là que commence vraiment le plaisir.
Il n’existe pas une liste immuable : on choisit ce que l’on aime et ce que l’on trouve.
Voici ce que je prévois le plus souvent.
Viandes
- petits filets de poulet
- bœuf coupé en tranches fines
- veau coupé en tranches fines
Poissons et fruits de mer
- crevettes crues décortiquées
- noix de Saint-Jacques ou pétoncles
- boulettes de calamar
- boulettes de poisson
- boulettes au crabe ou au lobster, selon ce que je trouve
Dans les épiceries asiatiques, le choix de boulettes est souvent assez impressionnant. Je prends simplement celles qui me font envie le jour où je fais mes courses.
Il m’arrive aussi d’en remplacer certaines par des raviolis asiatiques, au porc, au crabe ou autre.
Bref : on compose.
Légumes
- mini pak choï
- spring onions
- shiitakés ou autres champignons asiatiques
- petits épis de maïs
Là encore, rien n’empêche d’ajouter d’autres légumes selon la saison et les envies.
Les accompagnements
Je prévois généralement :
- des nouilles chinoises
- du riz
Les nouilles ont cependant une mission supplémentaire : elles servent aussi à la toute fin du repas… mais nous y reviendrons. 😼
Les sauces
Chez moi, pas besoin de transformer la table en rayon de supermarché asiatique.
Je reste généralement très simple :
- sambal
- sauce soja
- sauce aigre-douce
- éventuellement une sauce aux arachides
Chacun se prépare ensuite sa petite sauce selon ses goûts.
À table !
Disposer toutes les viandes, les fruits de mer, les boulettes, les raviolis et les légumes dans de petits plats autour du caquelon.
Porter le bouillon à frémissement et maintenir cette température pendant tout le repas.
Chacun choisit ce qui lui fait envie et le plonge dans le bouillon jusqu’à cuisson.
Pour les aliments crus, surtout le poulet, prévoir simplement quelques pinces ou ustensiles réservés à leur manipulation.
Puis on mange, on discute, on replonge quelque chose dans le bouillon, on change d’avis, on goûte la trouvaille du voisin…
Autant dire que ce n’est pas vraiment le genre de dîner que l’on expédie en vingt minutes. Et c’est justement tout son charme.

« On pioche, on plonge, on attend… puis tout finit dans le bol. Le steamboat, c’est un peu le dîner où chacun cuisine son propre bonheur. 😸 »
Le dessert salé du steamboat 😼
Le meilleur arrive souvent à la fin.
Pendant tout le repas, le bouillon a accueilli le poulet, le bœuf, les crevettes, les coquillages, les boulettes, les raviolis, les champignons et les légumes.
Il s’est enrichi petit à petit de toutes leurs saveurs et, lorsqu’on arrive au bout du repas, il n’a plus grand-chose à voir avec celui du départ.
C’est alors que j’y ajoute les nouilles, puis que je casse un ou deux œufs directement dans le bouillon.
On laisse cuire quelques instants, puis on sert ce bouillon merveilleusement parfumé dans les bols.
Chez moi, c’est le véritable dessert salé du steamboat, celui qu’on attend presque autant que tout le reste. 😸
Et s’il reste encore une petite place après ça… il sera toujours temps de parler dessert.
Bon appétit ! Enjoy your meal !
